Les tribulations du papillon

03 mai 2011

Bye Bye !

Here I am.

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16 janvier 2011

Le Saut

Cela fait quelques temps que je me sens enfin prête à tenter de faire quelques chutes sautées, au ju-jitsu. Ce qui me permettra d'avancer et de travailler pour ma ceinture orange, apprendre plus, donner plus. Juste avancer.

Je me rend compte aussi que dans la vie, pour faire un saut, il faut sentir le moment, être prête, s'y être préparée. Bref, avoir le déclic. Comme au ju-jitsu. Le déclic.

J'ai eu ce déclic il y a quelques temps. Moi, il faut juste me mettre en confiance, me préparer le terrain, me tendre la main au bout de la chute. Me dire "il faut que ailles jusqu'au bout de ta chute, que tu attrapes ma main". Il faut qu'on me le dise. En général, ça marche. Et là, là, c'est ce qu'on m'a dit. On m'a préparé le terrain, donné confiance en moi. C'était un message pour me dire "Vas-y, tu peux y aller maintenant". Du moins, c'est comme ça que je l'ai ressenti. Oui. Je pensais sincèrement que c'était ça.

En général, si une chute est bien faite, elle ne fait pas mal. Il faut bien positionner son épaule, donner une impulsion avec ses pieds et surtout, bien tourner la tête, pour qu'il n'y ait pas de risque de se blesser la nuque.

Je me suis bien positionnée. J'avais pris toutes les précautions. J'avais pris une grande inspiration, pour me donner l'élan. Je l'ai fait, j'ai fait ma chute! Correctement. Du moins je pensais avoir tout fait correctement. Mais peut-être, comme il m'est déjà arrivé sur le tatami, peut-être qu'au dernier moment, ma nuque s'est déplacée toute seule. Elle n'était plus en bonne position, mais je n'ai rien pu faire pour l'immobiliser à temps. Et l'inévitable est arrivé. Ça m'a fait mal, comme un craquement. Ça m'a surprise. Puis la chute a mal tourné. Et je suis retombée en plein sur le dos. Vous savez, comme un plateau à la piscine. Et ça m'a coupé le souffle. Très fort.

Et là je tousse. J'essaie de reprendre ma respiration. J'aspire de grandes goulées sans pour autant sentir l'oxygène se propager le long de mes veines. J'essaie encore. Mais je me sens étouffée. Je me sens oppressée.

Pourquoi cette chute a mal tourné? C'est la question que je me pose en général, les yeux fixés au plafond. J'étais pourtant persuadée d'avoir tout fait comme il fallait. Comme on m'a dit. Mais alors pourquoi est-ce que ça a mal tourné? Pourquoi? Pourquoi?

Pourquoi est-ce qu'en pensant avoir été parfait, on chute et on ne se relève pas de suite? Depuis quand en faisant tout comme il faut on se prend un plateau?

J'ai tant de questions. Et tant de douleur. Je n'avais pas vécu cela depuis bien longtemps. Et ça fait encore plus mal puisque cela faisait un an que je tâtais le terrain, que je cherchais une raison.

Ce n'est qu'une chute de plus. Mais parfois on n'accepte pas ces chutes. Et en ce moment, non, je n'ai pas envie d'accepter. J'ai envie de faire la petite fille capricieuse et taper des pieds en hurlant "NON! NON! VEUX PAS!". Mais j'ai appris au fil des années qu'il ne sert à rien d'hurler. Et qu'il faut accepter. Et se servir de cette chute pour en faire des meilleures.

Mais je crois qu'avec cette chute là, j'aurais besoin de plusieurs séances de remise sur pied. Et peut-être aussi deux ou trois séances pour mon coeur. Oui.

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23 octobre 2010

Le Courage

"Le Courage, c'est faire ce qui est juste".

Mais, qu'est-ce qui est juste ? Mon Sensei me dit toujours que c'est nous même qui savons ce qui est juste ou non.

Ce qui est juste sur le tatami, c'est de se respecter soi-même, ne pas aller au delà de ses limites, réussir à dire "Non, c'est ma limite, je ne peux aller plus loin". Ou au contraire, tenter le coup, se dire "Maintenant j'essaie d'aller au-delà de mes limites, je me lance".

J'ai été tellement de fois confrontée à cela au ju-jitsu. Si bien que la colère, la frustration, les pleurs viennent s'en mêler. J'ai tant de fois du faire face à mes peurs, les dépasser, et aujourd'hui, j'en suis là, ceinture jaune. Je n'en remercierai jamais assez mon Sensei d'avoir cru en moi, ainsi que tous mes Uke et Tori, de m'avoir aidé à progresser.

Il y a aussi quelque chose que mon Sensei dit souvent... ne pas se baser sur des impressions. Pour cela, il faut se lancer et avoir une confirmation, c'est le même principe, il faut du courage.

Et combien de courage faut-il pour créer un message, pour organiser une rencontre, une soirée ? Combien de courage faut-il pour appuyer sur ce petit bouton bleu et blanc à 7 lettres ? Combien de fois ai-je relu ce message, sans la moindre erreur, mais pour être quand même sûre qu'il n'y en avait pas, que le message était assez amical, bien mis en page ? Il m'a fallu de très longues minutes.

Maintenant encore, je remercie mon Sensei. Oui parce que s'il n'était pas là pour toujours me dire de me lancer, d'avoir confiance en moi, je n'aurais pas été là en ce moment à me dire "Je l'ai envoyé, maintenant advienne que pourra, je n'ai absolument rien à perdre". Si je n'avais pas eu ce courage que j'ai mis tant de temps à acquérir (et encore, tout n'est pas encore là...), ce soir j'aurais à nouveau été me coucher en pleurant sur mon misérable sort et à me dire "Y a-t-il une chance ?".

Ce soir, j'irais peut-être me coucher avec l'impatience de recevoir une réponse, mais au moins, ce ne sera plus cette incertitude continuelle.

A suivre...

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07 octobre 2010

La Chute

Fermez les yeux et imaginez ce qui peut vous arriver demain, ou à ce rendez-vous qui arrive, ou la prochaine fois que vous irez dans un lieu précis avec certaines personnes. Imaginez et souriez. Je sais que vous n'avez plus envie d'ouvrir les yeux. Mais malgré tout, votre imagination ne suffit pas, vous avez besoin de toucher, sentir, entendre réellement. Et à ce moment-là, vous ouvrez les yeux et tout s'est envolé, et vous prenez conscience que c'était juste... un rêve. Un rêve éveillé.

Combien de fois ce genre de chose nous est arrivé ? Je me rappelle, quand j'étais petite, à 12 ans, je voulais sortir avec mon amoureux. Je me voyais lui demander s'il voulait sortir avec moi (de nos jours les traditions se perdent, se sont aussi les filles qui envoient des petits billets avec le questionnaire-réponse à rendre dans un délai de 24h !), je me voyais lui donner mon mot, puis je le voyais, le lendemain, venir vers moi, me dire "oui" et déposer un chaste et délicat baiser sur les lèvres. Oh oui, je ne m'en rappelle que trop bien. Ce genre de chose marque à vie... En particulier lorsque cet évènement arrive réellement... mais pas du tout comme il était prévu. Vous ne faites pas ce que vous vous êtes vu faire dans votre tête des milliers de fois. Et la réponse que vous avez tourné sous toutes les coutures n'est bel et bien pas celle que vous espériez, ou pire, celle à laquelle vous vous attendiez, à force de l'avoir imaginée. Et c'est là que votre petit monde s'écroule. Et ça fait très très mal, on souffre, et l'autre ne voit rien... et la plaie est très très lente à cicatriser.

Combien de fois ça m'est arrivé ? Je ne saurais vous répondre. Il faut dire aussi quand on est quelqu'un d'extrêmement sensible, et qui se fait 1 million de film pour chaque évènement de sa vie, je devrais être habituée. Et pourtant non. A chaque fois c'est de plus en plus douloureux. Ça devient de plus en plus douloureux car au fil du temps, l'enjeu est plus grand. On a gouté à plus et on en voudrait plus, car on sait ce que c'est. Ce ne sont plus des histoires de baisers sur les joues, quand on a 20 ans. Mais je ne parle pas que d'amour ici. Je parle aussi d'autres enjeux. Celui des études, aussi. Une fois, c'est une certification, on se voit réussir, car on nous avait tellement encouragé, complimenté, dit qu'on était sûr qu'on allait y arriver... mais au final, on échoue et on n'a que ses yeux pour pleurer. Mais soit, un échec peut se rattraper. Mais quand il y a en jeu tout un rêve d'enfance, là, c'est plus complexe. Car c'est aussi facile de se faire des films sur son activité rêvée. Qu'à force on se dit "oui, c'est ça que je ferais". Et puis un jour, vous ne savez pas pourquoi, on vous enlève ce à quoi vous aviez tant travaillé, ce pourquoi vous aviez mis toute votre Âme, tout votre coeur ! Toute votre sensibilité, vos sentiments. Bref, un peu de vous-même. Et après, lorsqu'on a chuté... nos films nous paraissent tellement stupides et fades, après coup. On se dit "mais comment ai-je pu être aussi idiote ?" Mais ça ne sert à rien. Rien, rien, rien.

La même chose en amour. Au moment où prenez assez confiance en vous, que vous vous dites, "ok, je suis comme tout le monde", quelque chose cloche et pouf. On se fait quitter au bout d'un mois et trois jours... et tous nos petits contes de fées s'envole en fumée. Et le pire... c'est quand un des rêves est devenu réalité. Oui, car après, il n'y a plus rien à se mettre sous la main, plus rien à toucher, sentir... entendre et voir. Il ne reste que le Néant.

J'ai toujours eu tendance à m'imaginer énormément de choses. Et (presque) à chaque fois ça s'est résumé par un échec ou un vent, à choix. Et c'est ce qui arrive encore maintenant. Sauf qu'en ce moment, les films commencent à durer de plus en plus longtemps... si bien qu'ils paraissent trop réels.

Et je sais, oui je suis tellement persuadée que cette fois encore ça va se résumer à une chute... et je sais combien ça fait mal de tomber, surtout de tomber de haut. Au ju-jitsu, j'apprends à chuter, à tomber de haut justement. Chute avant, chute arrière, chute de coté. Et allez savoir pourquoi, c'est la seule chose qui bloque encore réellement dans mon apprentissage de cet Art. En particulier les chutes sautées. Aller de l'avant, se lancer, ratterrir en douceur, comme un chat sur ses pattes. Peut-être est-ce un signe ? J'ai peur de chuter. Mais j'essaie d'aller au delà de mes peurs. J'ai réussi un peu, mais j'ai toujours pas gagné. J'essaie de me battre contre moi-même, mais c'est difficile. Mais j'y crois, je n'abandonne pas.

Et maintenant, c'est la même chose, je sais que je vais chuter, j'ai si peur d'avoir mal... mais en même temps, je ne peux m'empêcher d'avoir envie de continuer. C'est tellement bête... mais je n'arrive pas à m'arrêter d'espérer, de faire en sorte que l'un de mes innombrables courts-métrages aient lieu. Pour l'instant, ça a marché quelques fois. Est-ce pour cette raison que je ne m'arrête jamais ?

Je ne sais pas. Mais, une chose est sûre : je me relèverais. Même si je dois tomber un million de fois. Et si ça ne sera pas avec lui... ce sera avec quelqu'un d'autre.

Parfois mes mots sont un peu incohérents, vides de sens. Je vous prie de m'excuser. Mais ça fait du bien. Merci...

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03 octobre 2010

La Rencontre

J'attendais ce moment depuis si longtemps. A vrai dire, je l'attendais depuis 9 mois. Depuis le jour où j'ai entendu ces quelques mots : « On attend un bébé. »

Je ne réalisais pas du tout l'ampleur que cela pouvait avoir. Mais petit à petit, plus le temps avançait, plus je voyais ce ventre devenir de plus en plus large. Je ne réalisais pas qu'il y avait vraiment un petit bout de vie là-dedans. Lorsque je mettais ma main, je ne ressentais pas grand chose, et je ne le sentais que rarement, pas très réceptif à mon toucher, apparemment.

Puis, les mois ce sont écoulés. L'été a passé vite. Les grandes étapes de la vie aussi. Les 20 ans. Indochine au Stade de France. Paris. L'été, le soleil. Les vacances. Temple-sur-Lot. Puis le nouveau job décroché, un belle opportunité. Tout cela est passé si vite, que je n'ai pas vu les derniers jours d'août arriver. Si bien que, lundi passé, j'ai pris comme une claque en apprenant que, suite à trop de douleurs, l'accouchement aurait lieu le jour du terme prévu, le 1er septembre. Quelle jolie date, n'est-ce pas ?

Puis, le mercredi arriva. Je n'avais pas beaucoup dormi, comme d'habitude, mais cette fois, c'était spécial. Je savais qu'en ouvrant les yeux ce matin-là, je ne les refermerais pas en étant la même personne. Je savais c'était un grand jour, un jour spécial. Alors je n'eu aucune peine à me lever ce matin-là. Aucune peine à aller travailler. Jusqu'à ce que je reçoive des nouvelles pas franchement réjouissantes. Le soir, à 19h, toujours rien. Ce serait probablement le lendemain matin.

A ce moment-là, je me sentais, ridiculement, comme si j'étais une gamine à qui l'on avait retiré ses cadeaux de Noël. Mon coeur s'était serré. Je ne voulais pas y croire. Pour moi, dans mon coeur, c'était programmé. Aujourd'hui, et pas un seul jour de plus. Mais j'ai fait la petite fille sage. Après tout, je n'y pouvais strictement rien. Malgré les larmes qui menaçaient de couler, j'ai continué ma tâche en essayant de faire abstraction. Jusqu'au prochain coup de fil, de meilleur augure cette fois. Une césarienne prévue à 21h. Ouf, il arrivera aujourd'hui. Dans mon coeur, c'était le branle-bas : une fois préparé à recevoir une nouvelle personne à aimer, une fois lui dire « non, attends, ça viendra demain », puis une autre fois à lui dire « non, prépare toi, c'est aujourd'hui ! ». Alors patiemment, j'ai attendu. 21h30, pas de nouvelles. Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ? Mais c'était insurmontable. L'envie incessante de vouloir savoir, vouloir une confirmation.

Si bien que l'on prend la voiture et on se dirige vers l'hôpital. La peur au ventre, le coeur bombé, l'envie pressante, de savoir, de pouvoir voir, toucher ? Mais à 22h, nous n'arriverons certainement à rien. Mais tant pis. Le hall d'entrée est moderne, surveillé par un agent de sécurité. On ne sait pas, on attend. Une heure. Une heure quinze... On monte. Personne. Juste cette vitre, avec les prénoms des bébés nés. Il est là, tout en bas, dans un joli bleu turquoise. C'est écrit en grand. « Ezio – 01.09 ».

A ce moment, mon coeur a fait un immense bond dans ma poitrine. Quelque chose s'était envolé, une crainte que quelque chose ne soit arrivé, et puis il y avait aussi la joie. Surtout la joie. La joie de savoir qu'il était enfin arrivé, et aussi, de savoir que mon intuition n'était pas fausse. Parler de ce petit bout de vie au masculin pendant des mois prenait enfin un sens. C'était un petit mec. Mon petit mec à moi. Un peu de mon sang. Un peu de moi ? Je ne savais pas. Mais ce dont j'étais sûre, c'était que je l'aimais déjà si fort, encore plus fort que quand il n'était pas encore là. J'espérais qu'il puisse sentir ma bonne humeur depuis là où il était, car ce soir-là, à part avoir vu son nom sur ce petit tableau lumineux, nous n'avons rien pu avoir d'autre. Nous sommes repartis, un sourire suspendu aux lèvres.

S'endormir, vite, se dire que demain, personne ne nous en empêchera, on prendre congé pour aller le voir. Passer un après-midi entier avec lui. Le regarder sous toutes ses coutures. Le toucher, le caresser, lui dire qu'on l'aime. Ne rien voir passer de la nuit, jusqu'à 5h, le réveil sonne. Premier réflexe : téléphone. Le coeur s'emballe. Un MMS reçu. Vite, vite, on se réveille. Le MMS s'ouvre. Rester interdite. Fixer cette photo jusqu'à ce que les yeux brûlent de rester trop longtemps ouverts sur cette petite créature. Et pleurer. Rire, et pleurer à la fois. Ne pas y croire vraiment. Caresser l'écran du bout des doigts, même si ce n'est pas aussi doux que sa peau... Puis constater, à travers les larmes, qu'il a beaucoup de cheveux. C'est notre premier point commun. Et son nez, si petit, un peu arrondi, comme le mien aussi. Pleurer encore plus, de joie. Se dire enfin, réaliser : « Il est là. »

Puis je suis sortie en trombe de ma chambre, car tout le monde s'éveillait aussi dans la maison. Je souriais encore comme une folle. Ma mère sortait de la chambre alors que mon père était à la salle de bain. « Regardez !! » et voir les réactions. Les deux, bien prévisible, l'un pleure, l'autre est un peu émue. Et puis j'ai regardé cette photo toute la matinée... jusqu'à 14h où j'ai enfin pu aller à l'hôpital.

J'avais mon estomac un peu noué, mais en même temps j'étais impatiente. J'attendais cette rencontre depuis si longtemps, je me l'étais imaginée tant de fois, qu'au final je ne savais pas comment réagir. J'avais déjà eu cette sensation, un certain 13 décembre 2009, mais là, c'était différent, tout aussi fort, mais d'une autre intensité. J'allais rencontrer un nouveau membre de la famille. Je me retenais de courir dans les couloirs. Puis je suis arrivée à la chambre, avec mon père, la 517. Boum boum, fait mon coeur en même temps que mes coups sur la porte. Je retiens ma respiration. « Entrez. » Je relâche tout.

La porte s'ouvre, comme dans un film. Je ne vois pas grand chose au début, juste mon frère assis au fond sur une chaise. On entre tout doucement. Je m'avance... puis je les vois. La maman et le bébé. Il est si petit que si je n'avais pas su qu'il était là, je ne l'aurais pas vu. Il est là, avec tous ces cheveux, blottis contre elle, dans sa petite couverture bleue... Et là, c'est plus fort que moi, je me mets à pleurer.

Je m'approche, je l'observe, il est si beau. Tellement beau que je me demande comment c'est possible ? Ses joues déjà rondes, le velouté parfait de sa peau, ses petits yeux fermés, ses sourcils si délicats, ses mains minuscules, tellement jolies. Ses cheveux, qui lui donnent tant de charme. Ses petites lèvres, si fines, qui avaient l'air si douces. Son odeur, si caractéristique du bébé... comment ne pas craquer ? L'envie irrésistible de le couvrir de baisers, de déjà lui dire « Je t'aime, je t'aime, je t'aime », pour ne pas qu'il l'oublie, déjà.

Les yeux embués, je ne pouvais penser que cela, qu'il était splendide. Juste... Parfait.

Puis, je l'ai eu dans mes bras. J'ai senti sa douceur et son odeur, sa délicatesse et sa finesse, sa sérénité et sa légèreté (malgré les 4, 150 kg.. ;) ). J'avais peur de ne pas savoir faire. Mais finalement, le contact est arrivé tout seul. Les gestes, les choses à faire... je l'ai compris seule.

Aujourd'hui, j'ai trainé pour écrire ce texte. Il a déjà un mois. Un beau mois. Il est plus grand, plus gros... mais toujours aussi beau, calme, serein. Toujours aussi parfait.

Pour moi, c'est une nouvelle vie qui commence, une nouvelle raison de vivre, très importante. Des nouveaux week-ends de bonheur en perspective. Plein de magnifiques moments.

Et là, je prend conscience... après 20 ans... que la Vie est quand même si belle. Si belle de nous offrir des cadeaux comme ça. Et je remercie sincèrement la Vie de m'avoir offert ce magnifique cadeau qu'est Ezio.

❤❤❤❤❤❤

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La midinette

Je n'avais pas ressenti ce sentiment voilà bien des années. Je ne me rappelais plus quel effet ça faisait, comment on réagissait. Mais là, au moment où j'écris, je ne peux cesser d'avoir ce sourire idiot plaqué sur le visage, les larmes aux yeux, de bonheur, dans mon petit cocon rose, décoré avec des papillons, et bien douillet, bien chaud.

J'avais oublié le coeur qui bat à 100 à l'heure lorsque l'on croise son regard, j'avais oublié le sentiment de plénitude lorsque il nous sourit. J'avais oublié tout cela, durant des années je n'ai plus rien ressenti.

J'avais oublié combien il était dur de choisir sa tenue, alors qu'on a même pas forcément un rencard, mais que l'on veut juste être belle pour avoir ne serait-ce qu'un sourire, justement, ou un compliment, au mieux. Toutes ces choses qui te font avoir des picotements dans le ventre, je les avais oubliées.

Aujourd'hui j'ai à nouveau ressenti ce que ça fait d'avoir un regard sur soit, une main baladeuse, un sourire en coin.

Mais je me suis aussi rappelée le sentiment qui te tord les tripes lorsque ces regards, ces sourires... ne sont pas pour toi. J'ai ressenti la colère, la frustration et la déception. J'ai ressenti la tristesse et le manque de confiance. J'ai eu mal.

Mais... c'était pour mieux repartir. Rires, rapprochements. Regards complices. Jeux partagés. Propositions... mon coeur n'en pouvait plus d'être heureux.

Alors oui, ça me manquait tant d'aller le soir me coucher et penser à la journée passée, avec un sourire aux lèvres, avec de jolis souvenirs, de belles promesses. Ce sentiment d'être, enfin, comme tout le monde, je ne l'avais pas ressenti, depuis bien longtemps. L'idée peut-être qu'il pourrait m'arriver quelque chose de génial, avec la personne que j'ai choisie... ça aussi, j'avais oublié, c'était tellement lointain.

Aujourd'hui, j'ai aimé avoir confiance en moi (durant les moments où je n'avais pas de concurence), j'ai aimé croire en moi et me dire « Oui, tu es comme tout le monde, tu as la même chance, saisis-là ». Alors bien sûr, quand la timidité prend le dessus, c'est difficile, mais par contre, saisir une perche ce n'est pas bien compliqué... Alors il faut saisir au bon moment.

Aujourd'hui, je pense avoir saisi. Aujourd'hui, j'ai le sentiment d'avoir été toute guimauve, mais franchement, qu'est-ce que c'est bon. Et je voudrais ressentir ça encore des milliers et des milliers de fois. Toute la vie, peut-être.

Et je n'ai qu'une chose à dire. Vivement l'hiver pour réaliser toutes ces promesses !!

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07 septembre 2010

Bébé est arrivé

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Ezio est arrivé le 1er septembre 2010 à 21h16. Il mesure 52 cm et pèse 4kg150 d'amour :)

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02 juin 2010

L'Echec

C’est comme si on m’avait coupé l’herbe sous les pieds. Comme quand on loupe une marche d’escalier. On perd l’équilibre, on tangue, on se rattrape de justesse avec la main, ou parfois, on n’y arrive pas et on tombe, on se râpe les genoux, les paumes… Moi je ne me suis pas rattrapée. Je suis même tombée de bien haut. La chute a été rude, si bien que ça saigne encore aujourd’hui. A chaque fois que j’y repense, mon cœur se serre, la plaie s’ouvre, le sang s’écoule. Comme quand on gratte une croûte fastidieuse, pensant qu’après tout, c’est bon c’est guéri, mais en fait, non…

La plaie est encore fragile. D’ailleurs, il y a quelques jours, elle s’est même rouverte. J’ai essayé de vite la soigner, armée de désinfectant, bandes et rehausseurs de moral. Heureusement, les rehausseurs de moral ont été là, bien présent. Tout a été si vite. La balle a finalement réussi a atteindre les boites de conserves, elles sont toutes tombées dans un bruit sourd. Mais je n’ai pas gagné de grosse peluche à la fin. Pas même une toute petite. J’y ai perdu plus que ce que je n’ai gagné. J’avais tout donné, j’y avais mis toute ma force. Mais le monsieur m’a regardé, dur. Il n’avait plus rien pour moi.

Aujourd’hui, j’ai l’impression d’être comme une goutte d’eau au milieu de l’océan, un grain de sable au milieu du désert, enfin bref, toutes les belles métaphores que vous voudrez : je suis perdue. Perdue car chaque mince espoir que j’avais tissé s’est défait. Maintenant il faut tout refaire avec beaucoup plus de minutie. Beaucoup plus de solidité. Pour que la prochaine fois, ils ne cassent pas. Reprendre tout à zéro, retrouver quelque chose durant toute une foutue année, pour ne pas me mettre dans les ennuis. Continuer à passer chaque matin et chaque soir devant ce foutu collège, à me mordre les lèvres, les larmes aux yeux.

C’est comme quand on est petit et qu’on est privé de dessert. Va dans ta chambre, tu es punie. Peut-être est-ce une punition pour trop y avoir cru ?! Avoir enfin réussi à prendre un peu confiance en moi, croire enfin un petit peu à ce que je faisais. Ai-je été trop orgueilleuse ? Ce sont ces 1001 questions qui m’accablent, chaque jour, à un moment ou un autre dans la journée.

Mais, au fond de mon cœur, j’ai mis mon rêve dans une petite enveloppe. Je l’ai scellée avec de la cire rouge et je l’ai rangée au chaud, dans un tiroir, dans une armoire au fond de la pièce, cachée par un lourd rideau. Caché, mais toujours là. Je n’abandonnerai pas, même si ça doit me prendre 10 ans.

On ne m’empêchera de réaliser ce rêve et tant pis si d’autres y arriverons avant moi. Je serai forte. J’espère…

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16 mars 2010

Pensées du jour.

Blanche.

La feuille est si pure qu’on s’y perdrait presque. Elle est si blanche que je ne saurais quoi y écrire pour la remplir sans qu’elle en devienne monotone. Mais voilà, elle était là et elle m’a invitée. Je n’ai su résister à son charme.

Je suis là. Le printemps arrive et avec ça, ses timides rayons de soleil. Ils sont si timides que parfois qu’on les distingue à peine. J’ai remarqué ces derniers jours, que mon moral est à 100% influençable par le temps. Il pourrait m’arriver n’importe quoi (ou presque), tant qu’il y a du soleil et que j’entends les oiseaux chanter, je suis heureuse. Sortir de ma prison et recevoir une douce chaleur sur le visage, presque caressante, est la plus belle de mes récompense de la journée.

A travers ma fenêtre, je regarde et je m’imagine. Ce que je pourrais faire de ma journée si je n’étais pas au travail, pour ne rien faire. J’aimerais cueillir des fleurs. Faire un collier de pâquerettes et me balader avec dans les champs. Regarder les oiseaux se faire la coure. Rêvasser en voyant les papillons tourbillonner dans leur valse amoureuse. Observer, de loin et intriguée, les abeilles butiner chaque fleur et ramener fièrement leur pollen à la ruche. Et le soir, en rentrant des champs, faire un détour par le lac et regarder le soleil ramener à lui chacun de ses rayons ainsi que sa chaleur. Et frissonner, sourire en voyant une première étoile apparaître, puis deux, puis trois, et voir la lune briller. Me faire serrer, par des bras protecteurs qui me retransmettraient la même chaleur que le soleil… et continuer à rêver.

Oui, je ferais certainement toutes ces choses, si je le pouvais. Sauf que tout cela est encore dans le domaine du rêve, pour l’instant. Mais ma foi, je n’y peux rien si mon esprit s’égare toujours.

Rendez-vous dans quelques temps, pour réaliser tout ça. Et avec ça, ces rencontres magnifiques que j’attends avec tellement d’impatience. Deux ans, mine de rien, c’est très long… Comprenne qui pourra, mais j’ai tellement hâte de pouvoir vous serrer contre moi. Peut-être pourrons nous aller cueillir des pâquerettes tous ensemble et faire un collier géant qui nous réunira pour toujours ? On ira l’enterrer sous la pelouse de Bercy, pour qu’il y ait un souvenir infini de notre amour, de notre famille…

Est-ce que je vous ai dit que j’aimais le printemps ?

A bientôt ;)

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23 février 2010

Tout est un problème de "C"

Voilà plusieurs jours que je me suis mise en route pour essayer de réaliser mon rêve. C'est plus compliqué que ce que je pensais, malgré que nous ayons droit à un délai plus long. Mais mon souci de la perfection vient de me jour un tour. Un sacré mauvais tour je dirai même.

A J – 7, je me retrouve avec seulement le tiers de mon travail terminé. Et avec tout ça, j’ai même perdu 3 jours précieux, car je n’ai pas bien saisi le sens d’une consigne. Trois malheureux jours à tenter de rendre la perfection, le beau, le merveilleux, le rêve… pour au final se rendre compte que ça n’a servi à rien puisque ce n’était tout simplement pas ça.

J’ai les idées claires dans ma tête. Je vois les choses telles que je veux qu’elles soient, mais au final, parfois rien ne va comme je veux. On me dit qu’il me faut un peu plus de conviction, un peu plus de confiance en moi et je me rends compte qu’au final, ça compte aussi dans la vie et pas seulement sur le tatami… J’ai un problème de "C". Le contrôle de soi est aussi un problème, quand tout à coup, après un trait de travers, les larmes montent et mon esprit s’emballe « Je perds du temps, je n’y arriverais pas ».

J’aimerai pouvoir remonter le temps, revenir au 18 février où j’ai décidé que j’allais faire un joli croquis, qui au final s’est transformé en dessin réaliste, en reproduction.

Mais bon, ça doit être de famille. Tout faire à la dernière minute. Jusqu’à maintenant ça nous a toujours réussi, mais j’espère que cette fois encore ma bonne étoile dans le ciel veillera sur moi et m’aidera. Sinon, je risque de ne plus jamais croire aux contes de fée…

J’y arriverai. Et le problème de "C" sera résolu.

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